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        Être autochtone aujourd’hui: entre guérison et affirmation culturelle

         

        Au delà de l’exotisme restreint d’une représentation qui a longtemps circulé, être autochtone c’est avant tout appartenir à sa terre natale. Les peuples autochtones sont liés de façon inhérente à la terre ou leurs ancêtres sont nés, ou un membre de la famille a pu mourir, cette terre qui leur est sacrée et hautement symbolique. Ils ne la considèrent pas avec une conception de propriété, mais comme un lien avec l’ensemble de l’environnement qui les englobe et dont ils font partie. Ils ont subi le retrait de leurs terres sacrées, ils ont été ” répertoriés ” comme des sauvages puis ” définis ” par des lois spécifiques qui les statuaient : la loi sur les Indiens. Leurs enfants ont été enlevés, ont disparu ou ont été confinés dans des pensionnats, puis ont été victimes d’abus sexuels ; leurs femmes ont été violées, leur territoire a été de plus en plus réduit au profit du développement économique en exploitant les ressources naturelles. En raison des grandes souffrances laissées par les traces du colonialisme et de l’assimilation forcée, et du désir de “tuer l’Indien dans le cœur de l’enfant” (Commission de la vérité, 2015), ils sont aujourd’hui en train de se redéfinir, et de s’autodéterminer en tant que peuple autochtone . Etre autochtone aujourd’hui passe par le lien au territoire et l’affirmation culturelle et identitaire. Ces moyens de guérison et de réintégration, tels que les séjours sur les terres ancestrales chez les Innus, en famille ou en communauté, l’expression artistique ou littéraire contemporaine pour rétablir l’amnésie historique des Autochtones, ou encore les ” maraes urbaines ” (Gagné, N., 2009) pour se rassembler chez les Maoris, sont autant de voies contemporaines pour se re-affirmer autochtone.

        Mon intention ici est d’expliquer ce que signifie être autochtone aujourd’hui en exprimant des thèmes spécifiques : l’importance du territoire dans la reconstruction de l’identité autochtone contemporaine, ensuite, l’importance de l’oralité à travers le rassemblement des communautés sur les terres ancestrales, et enfin, l’affirmation par l’auto-identification que l’art autochtone est en train de créer.

        1- Le territoire : importance identitaire et affirmation culturelle

        La territorialité est le fondement identitaire de la culture autochtone et permet aujourd’hui de la préserver et de l’affirmer. Au Québec et au Canada, par le colonialisme européen, «les autochtones étaient censés voir le déni de leur héritage et de leur culture comme une avancée historique vers la modernité » (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012) ,notamment en fréquentant des écoles et pensionnats hors de leurs terres. Les colons avaient tout à assimiler les communautés dans les réserves, pour s’approprier toujours plus de terres à exploiter et ainsi extraire de précieuses ressources. Les revendications territoriales autochtones concernant l’extraction de gaz, de pétrole ou de ressources minières ou encore de construction de golf luxueux (Crise d’Oka en 1990) ont parfois déclenché médiatiquement et politiquement une sensibilisation allochtone à leur cause, et un début de prise en considération identitaire et culturelle. Reconnaître l’identité autochtone aujourd’hui c’est entrer dans leur espace concret, « symbolique et  immatériel » (Aguenier, L. 2020) , et comprendre toute l’ontologie qui en découle (Poirier, S., 2020). Le territoire étant symbolique et fondant une communauté, il est question de reterritorialisation dans l’autochtonie contemporaine, afin de redonner son sens au territoire (Aguenier, L. 2020) .

        La gestion de leurs ressources, les connaissances scientifiques ainsi que la gouvernance du territoire doivent impliquer les connaissances traditionnelles ancestrales. Ainsi les modes de production allochtones qui diffèrent des autochtones sont alors réadaptés et réintégrés à leurs conceptions, par exemple à travers la protection des ressources sauvages ou les connaissances écologiques traditionnelles (TEK) . Transmettre un territoire c’est transmettre un espace de vie écologique et symbolique, et être autochtone aujourd’hui c’est s’engager à cette responsabilité, mais selon des normes propres à eux (Aguenier, L. 2020) . Les communautés étants naturellement sensibilisées par leur héritage culturel, cela ne leur demande pas d’efforts particuliers (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012) . Cependant, la modernité de la gestion allochtone est d’autant plus efficace qu’elle complète leurs actions par des techniques que les institutions peuvent fournir. Même si les autochtones souhaitent s’émanciper de la vision territoriale des allochtones, ils se trouvent souvent rattrapés par les pressions de grands groupes et souhaitent répondre à leurs propres besoins en matière d’emploi et de revenus par le biais de leur territoire. C ‘est cet anachronisme qui peut freiner le développement de projets (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012). Aujourd’hui, puisque le développement durable est au cœur d’actions importantes, l’équilibre entre la volonté territoriale de préserver l’environnement des autochtones permettrait une cogestion équilibrée (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012) .

        Malgré l’attachement au territoire des autochtones, leur urbanisation connaît néanmoins une croissance exponentielle au Canada, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande et dans d’autres pays du monde. Les actions menées pour se défendre contre les différentes formes de discrimination liées à leur culture ont néanmoins créé des rencontres intercommunautaires dans les villes où se rassemblent les autochtones. Par exemple, des liens solides ont été développés grâce aux revendications des groupes féministes, et les communautés urbaines ont pu se réunir pour se soutenir mutuellement et concrétiser leurs actions. En effet chez les femmes autochtones, des revendications suites aux discriminations sexuelles effectuées par un ancien texte de la loi sur les Indien, leur faisait perdre leur statut en se mariant à un homme allochtone ainsi qu’à la génération suivante (ce qui ne valait pas pour un allochtone se mariant a une autochtone). Des réseaux associatifs concernant divers programmes liés à l’éducation le logement, les emplois, ou la transmission culturelle se sont établis et témoignent d’ une certaine forme de mobilité contemporaine des autochtones (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012) . En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont crée des « marae » urbaines , lieux d’origine traditionnels de cérémonies Maories, et ont ainsi permit de s’affirmer, eux que l’on distançait de leur culture par une idéologie où il serait incohérent d’être autochtone et d’avoir migré en ville. Le Marae rétablit les liens familiaux entre les Maoris citadins et ruraux et leur apporte un soutien physique, émotionnel et spirituel (Gagné, N., 2009) et permet ainsi de se libérer de l’individualité qu’exige la vie urbaine.

        Les territorialités originelles et naturelles et les néo-territorialités urbaines constituent toujours le cœur de l’affirmation de l’identité et de la culture des peuples autochtones. Elles permettent l’auto-determination autochtone malgré la reconfiguration qui s’opère. Le Canada, par la coopération et la recherche de nouveaux modèles de gestion des ressources, laisse entendre qu’il choisit désormais une entente respectueuse de la culture autochtone. Malgré cela, un concept de propriété s’immisce chez certains peuples, comme 42% des Aborigènes qui ont reçu leur territoire en pleine propriété. Certaines communautés voient dans ce rapport de propriété privée une autre forme assimilationniste pour pouvoir contrôler leur ressources naturelles (Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012) . Beaucoup de peuples sont réticents à cette privatisation. Il est difficile de parler de possession, même si depuis les revendications foncières, les Aborigènes s’expriment de plus en plus dans des termes tels que : « nous sommes propriétaires de cette terre ». Comme dans leur compréhension de leur relation avec la terre, « ce sont les individus qui appartiennent à la terre et non l’inverse » (Travesi, C., 2015).Leur rapport a la terre est difficilement concevable sous la forme de propriété et ils auraient beaucoup à transmettre au monde occidental. Les autochtones d’aujourd’hui, vivant entre la modernité et l’affirmation culturelle à travers leurs terres expriment leur contemporanéité de manière unique et spécifique et seule la transmission orale peut être la source de leur continuité identitaire

        2- Renouer à ses racines : guérir par la terre ancestrale

        Le territoire est une source majeure de guérison chez les autochtones. La terre ne serait rien sans les symboles et les anciens qui perpétuent et véhiculent oralement les pratiques culturelles et coutumières.

        Le colonialisme a eu de graves conséquences psychologiques sur les Autochtones qui, en raison de leur perte identitaire par l’assimilation, ont abusé de la drogue et de l’alcool et sont victimes de violence au sein de leurs communautés (souvent les conséquences des abus physiques dans les pensionnats qui sont transmis de génération en génération (Aguenier, L., 2020) . En effet leur relation au territoire a changé par les impacts de l’exploitation coloniale. Ils se sont vus dépossédés de leur traditions culturelles, de leur spiritualités par l’insertion du christianisme. Les liens de solidarité se sont rompus et des liens hiérarchiques sociaux s’y sont substitués ainsi que de nouvelles mœurs sexuelles, vestimentaires et de distinctions discriminatoires. Cette période d’oppression culturelle a eu des effets dévastateurs et les peuples autochtones ont eu tendance à s’autodétruire (Aguenier, L., 2020). Les CVR (commissions de vérité et de réconciliation) sont des commissions d’enquête qui ont mis en lumière les faits et ont reconnu le mal fait aux peuples autochtones du Canada. Elles sont nombreuses et créent un rétablissement des amnésies historiques. En effet, l’importance de l’attachement au territoire est d’autant plus forte dans la communauté Innue pour établir leur autodétermination suite à la disparition des écrits sur l’existence même de leur identité.

        Seulement, même si les CVR mettent les vérités en lumière, elles ne suffisent pas aux peuples autochtones pour guérir et il est donc important qu’ils se reconnectent à leur territoire pour qu’ils puissent se rétablir et que la jeune génération retrouve son identité perdue. « Ainsi la guérison autochtone ne doit pas être comprise au sens biomédical du terme, ou restreinte à sa dimension physique et psychologique. « La guérison est d’autant individuelle, familiale , que communautaire » (Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019). Par exemple, la communauté Innue d’ Uashat mak Mani-Utenam autrefois nomade et progressivement sédentaire par le fait de travailler, se réadapte aujourd’hui à sa culture d’origine grâce à des guérisons par le biais de séjours organisées dans les bois de son territoire. Ces séjours et retours dans les territoires ancestraux permettent aux familles de se retrouver, et donc de pratiquer ainsi leurs valeurs coutumières. Ils permettent aussi au jeunes ayant moins de contact à leurs territoires de retrouver un sentiment d’identité, leurs grands parents ayant grandi dans les bois. « Je suis natif d’un lac dans le bois. Il est inscrit sur mon baptistère : né dans le Grand Bois (…) c’est là que je suis né et j’y ai habité jusqu’à l’age de 8 ans, au moment ou j’ai commencé l’école (Luc un ainé, témoignage dans : Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019) . Le territoire permet l’ancrage de leur culture et relie les générations. Certains Innus expliquent même que les relations qu’ils entretiennent avec leurs proches sont différentes en ville que lorsqu’ils partagent la terre en forêt. L’adaptation à l’environnement urbain détériore les relations, et le fait d’être ensemble et en famille dans les bois permet le respect et la pratique des valeurs communautaires, telles que le partage, la solidarité et la connaissance orale.

        Le territoire guérit les relations familiales et communautaires, mais a également un fort impact sur l’individu grâce au bien-être que procure le fait d’être dans la nature (Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019) . La pratique méditative spontanée que procure le territoire a un effet thérapeutique que des groupes de recherche ont observé, et permettent aux autochtones sédentaires qui ont des déviances addictives de diminuer leurs consommations (Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019) . De nombreux témoignages montrent le lien avec la paix inhérente qui émane de l’ancrage des Innus dans le territoire et la fierté que cela leur procure.

        La communauté urbaine, qui est une source de grand stress pour les autochtones, n’est pas la source de leur mode de vie coutumier, et leurs séjours sur le territoire leur permettent de se détacher des problèmes liés à cette sédentarisation.. « Leur territoire est source de magie, de paix » (Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019).

        L’affirmation identitaire s’effectue aussi par d’autres moyens, même en dehors du territoire, comme l’expression artistique.

        3- Affirmation par l’auto-identification : l’art autochtone

        L’expression artistique est une forme d’autodétermination et de guérison pour les peuple autochtones d’aujourd’hui. Elle est porteuse d’enjeux politiques considérables car elle permet de rétablir des histoires oubliées et de mieux représenter certaines populations, à travers des images moins caricaturales, comme par exemple à travers la création et les nouveaux jeux vidéo dont les créateurs consultent les nations en amont (Aguenier, L. 2020) et les impliquent dans l’élaboration de ces derniers.

        Par d’autres expressions artistiques telles que les arts plastiques, ils permettent aux artistes de s’identifier comme autochtones en pratiquant un art qui part d’une identité collective, mais qui individualise aussi l’artiste. Les expositions et les événements leur permettent d’affirmer leur présence et leur subsistance et de raconter leurs histoires en fonction de leur propre culture. Les artistes sont peut-être issus de cultures différentes mais ils partagent tous une vision les reliant sur leurs problématiques communes telles que sont les revendications territoriales et l’affirmation de leur propre culture (De Lacroix, P. 2018) .

        Etre autochtone aujourd’hui c’est pratiquer l’art comme démarche de guérison de l’amnésie historique vécue. La compréhension de l’histoire entre autochtones et allochtones varie beaucoup d’une culture à l’autre (Vincent, S., 2002) . Par exemple, dans les témoignages innus on peut remarquer que les discours expriment essentiellement leurs ressentis, leurs vies et leur perception du temps est différente. L’art permet de présenter des situations vécues différemment par les peuples contrairement à ce que les récits historiques canadiens véhiculent , comme par exemple des idéologies politiques de celui qui les écrit (Aguenier, L., 2020) . La littérature autochtone permet également de rétablir des récits racontés par les peuples eux-même et ouvre au monde une vision qui peut s’ensuivre d’un certain militantisme allochtone et permettre d’affirmer politiquement leur identité sur la scène internationale. Comme le déclare l’ONU par la déclaration des nations unies sur les droit des peuples autochtones , le critère premier pour être considéré autochtone doit être l’auto-identitifcation (Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. 2019).

        Conclusion

        Il a été question ici de décrire des thématiques qui permettent de comprendre les peuples autochtone contemporains.

        Etre autochtone aujourd’hui c’est recourir à son territoire originel comme un moyen de guérison, de reconnection altruiste et d’équilibre individuel ; c’est trouver ce juste milieu entre la modernité et l’affirmation culturelle, et d’être capable, au sein de sa communauté et de son territoire d’associer les deux. Un retour au passé ne sera jamais complètement possible pour les autochtones déjà fortement urbanisés, mais il ne faut pas oublier que leur façon de concevoir la contemporanéité est très éloignée de notre modernité individualiste.

        Les autochtones d’aujourd’hui utilisent les outils modernes pour se rassembler comme par exemple chez les Aborigènes d’Australie qui utilisent leur téléphone portable et les Out Stations (Poirier, S. 2020). Cependant, la communication politique avec les anciens n’est pas réellement possible, car le langage entre cultures est profondément différent et devrait être redéfini sous une forme de continuité et d’empathie pour permettre un pont entre la culture autochtone et la modernité allochtone (Poirier, S. 2020) . Cependant, nous serions bien avisés d’emprunter les valeurs autochtones pour rétablir des liens harmonieux avec notre planète et la solidarité humaine.

        Etre autochtone aujourd’hui, c’es guérir et s’auto-déterminer comme tel et s’approprier une modernité tout en restant fidèle à soi (Poirier, S. 2020) . C’est aussi se revendiquer comme tel pour avoir des droits et un accès à des ressources politiques, juridiques et économiques (Hébert, M., 2013) pour continuer les revendications et avancer vers le décolonialisme.

        La question qui pourrait suivre cette recherche serait de savoir comment la prochaine génération de peuples autochtones du monde entier, plus jeune et plus urbanisée, continuera à se connecter à ses territoires tout en sombrant dans une consommation croissante occidentale?

        Sans la transmission et la pratique régulière de leurs cultures, combien d’années encore leur identité sera-t-elle maintenue ? Y a-t-il un risque qu’un jour leur identité entière soit érodée ?

         

        Pour citer ce texte ou le partager noter, merci d’indiquer la bibliographie ainsi que son auteur.

        Mélot M., 2020, “être autochtone aujourd’hui : entre guérison et affirmation culturelle”, rapport rédigé dans le cadre de travaux universitaires menés par Lucas Aguenier, Université Laval, ANT- ” dossiers autochtones contemporains”

         

         

        BIBLIOGRAPHIE

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        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Internationalisation des luttes et revendications autochtones, Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Contemporanéité et rapports diversifiés du territoire. Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Oppression , Problèmes sociaux et guérison. Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Définition d’une identité et d’un soi collectif. Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Historicités et discours en contradiction. Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Aguenier, L., 2019, ANT-2307, Art et productions culturelles. Dossiers Autochtones contemporains. Université Laval.

        Armand, C., Desbiens, C., Hirt, I. 2012, « L’information géographique » Les Autochtones au Canada : Espaces et peuples en mutation, Vol.76 pages 29 à 46

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        De Lacroix, P. (2018). Art contemporain autochtone : une question d’auto-identification. Captures, 3 (1). https://doi.org/10.7202/1055837ar )

        Gagné, N., 2009, « En suivant les pousses rampantes de la kumara », conférence réalisée dans le cadre du colloque annuel du CIÉRA-AÉA (document audio-vidéo)

        Noreau, P. et Rolland L., 2008, « L’identité autochtone saisie par le droit » : 298-312,  Mélanges Andrée Lajoie, Montréal, Éditions Thémis.

        Guay, C. & Delisle L’Heureux, C. (2019). Le territoire, source de guérison : récits d’expérience des Innus d’Uashat mak Mani-utenam. Recherche amérindiennes au Québec, 49 (1), 63-71. https://doi.org/10.7202/1066761ar

        Hébert, M., 2013, « Les droits des peuples autochtones : Rapports avec l’État, mobilisation des instruments transnationaux de reconnaissance et nouvelles subjectivités politiques au Mexique et au Canada »: 61-80, in F. Saillant et K. Truchon (dir.), Droits et cultures en mouvements. Québec, Les Presses de l’Université Laval.

        Morin, F., 2013, « Les droits de la Terre-Mère et le bien vivre, ou les apports des peuples autochtones face à la détérioration de la planète », Revue du MAUSS, 42 (2) : 321-38.

        Poirier, S., 2000, « Contemporanéités autochtones, territoires et (post)colonialisme : Réflexions sur des exemples canadiens et australiens », Anthropologie et Sociétés, 24 (1) : 137-153.

        Poirier, S. en entrevue par B. Éthier (s.d.). Sem.9 dans le cadre du cours ANT-2307 Ulaval par Aguenier, L. H-20

        Ponsonnet, M. & Travési, C. (2015). Au-delà des revendications foncières aborigènes : le tourisme, nouvelle voie de reconnaissance ou cul-de-sac ? Les conceptions de la propriété foncière à l’épreuve des revendications autochtones : possession, propriété et leurs avatars, p. 275-297

        Vincent, S., 2002, « Compatibilité apparente, incompatibilité réelle des versions autochtones et occidentales de l’histoire. L’exemple Innu », Recherches amérindiennes au Québec, 37 (2) : 99-106.

         

         

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